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Méthode

Nous considérons la discipline du paysage comme une forme d'urbanisme mettant en évidence la relation fondamentale entre la nature et la ville. Son objectif premier est de recréer un rapport intelligible au territoire, à une géographie. Afin de pouvoir intervenir sur la forme urbaine dans ce sens, il s'agit non seulement de connaître les différents paramètres des milieux vivants (écologie) mais également de maîtriser les différents types de structures spatiales existantes, afin de pouvoir en proposer de nouvelles, mieux adaptées aux exigences de vie actuelles. Le site est analysé minutieusement, chacun de ses composants est potentiellement apte à en renforcer l'identité. La question de l'identité, de l'image que renvoie un lieu est primordiale dans l'appropriation de celui-ci par ses habitants. Elle crée ou renforce un sentiment d'appartenance.

Le traitement paysager de l'espace va souvent dans le sens d'une remise en valeur d'éléments existants insoupçonnés, afin d'offrir une nouvelle lecture du site pourtant déjà ancrée dans son histoire. Ces sites ont souvent été exploités avec une telle intensité, conquis et domestiqués qu'ils finissent par disparaître sous l'accumulation de ces entreprises. Ils doivent être remis en scène, reconquis pour eux-mêmes.

Nous travaillons principalement sur l'espace vide, nous tentons de le liaisonner à son territoire. Nous travaillons sur les coutures et les liens de manière à recomposer le territoire comme un maillage plutôt que comme un zonage. La notion de limite est revisitée. A long terme, cette manière de faire influence positivement la cohésion sociale du site.

A l'heure actuelle, la dimension écologique est présente au premier plan de la réflexion. Les espaces créés consommeront un minimum d'énergie (entretien, gestion, vieillissement des matériaux, adaptation des plantes à leur environnement) et offriront l'habitat idéal à une biodiversité riche. Il prendra en charge ses effluents et ses rejets d'eau, utilisera un maximum de matériaux recyclés ou recyclables, prendra en compte le passage du temps, les évolutions prévisibles dans les prochaines années en matiére de consommation et de mobilité. Dans des zones défavorisées, polluées ou abîmées, l'image véhiculée par ces préoccupations écologiques valorisera indubitablement l'identité du lieu.